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jan 19 / Julie

Un peu plus de 1% des joueurs français jugé « problématique »

1% de la population française présenterait un risque dit modéré face aux jeux d’argent et 0,4% serait des joueurs dépendant. 1,3% des Français sont des joueurs problèmatiques, selon les estimations d’une enquête nationale menée par l’Observatoire français des toxicomanies (OFDT) pour le Baromètre Santé 2010 de l’Institut de prévention pour la santé (Inpes), présenté le vendredi 16 septembre dernier.

Cette étude menée avant l’ouverture à la concurrence du marché des jeux en ligne, en 2010, porte sur les pratiques de jeux d’argent des Français, étude faite auprès de plus de 25 000 personnes, entre 18 et 75 ans.La seconde phase de l’étude, une fois les pratiques identifiées, s’est attardée sur les joueurs actifs, presque trois mille personnes.

Les résultats montrent que la moitié des Français ont joué, une fois au moins, à des jeux d’argent au cours de la dernière année, précédant l’enquête. Le profil du joueur actif, celui qui a joué une cinquantaine de fois et a misé a peu près cinq cent euros, au cours de cette dernière année selon l’OFDT, est un homme entre 45 et 50 possédant moins de diplômes que la moyenne de la population française.

Pour ces personnes les jeux de tirage et de grattage représentent la majeur partie de leur activité. On trouve ensuite le PMU et les paris hippiques. Un joueur sur dix jouerait sur internet, alors même qu’au moment de l’étude, la pratique était encore illégale.

Parmi les joueurs les plus actifs se trouve un autre type de joueur : les joueurs dits « problématiques ». Il s’agit à la fois les joueurs qui represente un risque modéré d’addiction et les joueurs excessifs. D’après l’OFDT, ils représenteraient un danger réel pour eux-mêmes, car pour presque la moitié d’entre eux, ils dépenseraient plus de mille cinq cent euros par an, et pour l’autre moitié d’entre eux ils auraient un revenu inférieur à mille cent euros par mois.

A ces problèmes financiers, d’endettement, s’ajoutent les problèmes d’addictions, précise l’étude. Plus de 25% peuvent sombrer dans d’autres drogues, étant fragilisé. Par ailleurs, un peu moins de 65 % sont des fumeurs lourds et plus de 6% des joueurs excessifs admettent avoir consommé du cannabis au cours des dernière semaine contre 4,4 %. de la population générale déclare l’OFDT.De toute évidence il serait plus prudent de jouer aux échecs, mais on s’en doutait déjà un peu.